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 [Libre] Believe in fairies.

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MessageSujet: [Libre] Believe in fairies.   Ven 23 Avr - 19:22

    Assis dans l'herbe, dos contre un arbre, les jambes repliés contre son torse, les mains contre ces cuisses pour se tenir chaud. Oui, Aiko a toujours été très frileux, même les rayons du soleil ne suffisent pas à le réchauffer à moins qu'il se tienne dans ces mêmes rayons plusieurs minutes avant de ressentir cette douce chaleur de l'astre. Pour l'heure, il était à l'ombre et les quelques rayons du soleil était caché par les nuages se déplaçant lentement dans le ciel en ce début d'après-midi. Soit, il n'aurait pas chaud tant qu'il ne bougerait pas de cet endroit. Prenant une profonde inspiration, il glissa ses bras autour de ses jambes, resserrant l'emprise autour de ces dernières pour les resserrer contre son torse. Il pencha la tête, son menton se posant sur ces genoux, les mèches venant se placer d'elle-même devant son visage. Il n'avait plus besoin de dompter ces cheveux, depuis longtemps ils avaient compris qu'il fallait qu'ils se placent devant son visage. Il se mordilla les lèvres, sursautant au moindre bruit. Que ce soir des oiseaux venus se nicher dans l'arbre, comme des quelques élèves passant à proximité. C'était toujours mieux qu'on l'oublie. Dans un recoin, plus personne ne faisait attention à lui. Même s'il n'était pas si vieux dans ce pensionnat, les quelques premières semaines ont suffit pour que tout le monde comprenne qu'il était bien trop renfermé sur lui-même pour paraître sociable. Bien sur qu'il l'était, il aimait la compagnie seulement, en face d'une personne, il ne pouvait pas aligner plus de deux mots d'affilés. Et la plupart du temps, quand quelqu'un ose lui dire « bonjour », tout ce qu'il trouve à répondre c'est « excusez-moi, je vous fait perdre votre temps, pardon. » Oui, même quand on l'aborde, il a ce genre de réponse. Alors on finit vite par se lasser et on finit par l'oublier. Ce qui n'était pas si mal. Être seul. Ce n'est pas comme s'il n'en avait pas l'habitude.

    Il posa ses mains au sol, de chaque coté de ses hanches, glissant ses doigts entre les brins d'herbe et rejeta la tête vers l'arrière, posant son crâne contre le tronc de l'arbre, prenant soin de garder ses jambes repliés contre lui. Il n'avait pas pensé que le ciel s'assombriraient d'un seul coup, sans qu'il ne comprenne vraiment pourquoi. C'est au bout d'une vingtaine de minutes, quand il sentit les premières gouttes de pluie tomber qu'il se releva avec difficulté, balayant le jardin du regard. Quelques élèves s'étaient rassemblés contre un arbre tout proche, et d'autre arrivait dans la direction de celui où se trouvait Aiko. Affolé, Aiko sortit de sous l'abri des feuilles pour continuer sa course jusqu'à trouver un bâtiment. Le gymnase plus particulièrement. Il s'y engouffra, sans hésiter, refermant rapidement la porte derrière lui. Haletant, il porta une main à son ventre, observant la porte qu'il venait de fermer comme si elle allait s'ouvrir à nouveau et laisser passer une horde d'élève, mais au bout de cinq minutes, toujours personnes. Peut-être qu'aucun n'avait eu l'idée de prendre le même chemin que lui. Étonnant, puisque c'était normalement le meilleur lieu pour s'abriter. Aiko se recula alors prudemment, longeant le mur pour se cogner contre une seconde porte qui s'ouvrit au contact de son dos. Mal fermé, surement, titubant pour ne pas trébucher vers l'arrière. Il se rattrapa, observant la salle dans laquelle il venait de « tomber ». Une salle de sport. Il y était déjà venu pour la visite le jour de son premier jour, dans ce pensionnat. Il n'aurait donc pas du en être étonné mais, son visage traduisait facilement sa surprise. Il ne referma pas cette porte, cette fois, et préféra s'avancer, ces pas brisant le silence, seul sa respiration restait silencieuse, calculé, à croire qu'il se retenait pratiquement de respirer, se privant d'oxygène pour passer inaperçu, mais ses chaussures n'était, apparemment, pas décidé à coopérer.

    La salle était vide, mis à part les cages de football, servant surement plutôt pour le Handball. Il observa également les paniers de basket de part et d'autre de la salle, suffisamment haut pour ne pas espérer qu'il puisse y lancer un ballon. De toute façon, il n'en avait pas l'intention. Il balaya une dernière fois la salle du regard et se dirigea vers la réserve, d'où la porte en fer était poussé, donc ouverte. Les professeurs n'étaient pas sensé fermer à chaque fois ? Il s'y engouffra, non sans avoir vérifier avant que l'espace était inoccupé. Personne à l'horizon, donc un professeur ou un élève responsable n'avait donc pas fermé la porte. Aiko glissa sa main dans ses cheveux, légèrement humide, les ébouriffant donc légèrement sans le vouloir. Ces vêtements aussi étaient légèrement humide, d'où le fait qu'il n'arrêtait pas de trembler. Peut-être un coin au chaud. Il chercha des yeux un endroit facile d'accès sans l'être de trop pour les visiteurs s'ils y en avaient. Tout ce qu'il désirait c'était d'être oublié, comme souvent. Il grimpa alors sur les tapis épais fait pour la gym. Y grimpant à son extrémité pour s'y asseoir, posant son dos contre le mur juste derrière lui, ramenant à nouveau ces jambes à son torse, se lovant dans son coin. Un soupir traversa la barrière de ses lèvres et il posa son front contre ces genoux, se recroquevillant d'avantage si c'était encore possible avant de fermer les yeux. Non, il ne dormait pas, il réfléchissait, pensait, se perdait dans ses songes sans pour autant dormir. Il n'avait qu'une envie, passer le reste de sa vie, et pourquoi pas, moisir ici. C'était silencieux, reposant comme silence, et confortable. Il pria alors silencieusement, serrant ces doigts contre chacun de ses genoux, pinçant les lèvres une fois sa prière terminé. Peut-être que, cette fois-ci, il n'aura pas besoin d'avaler une quantité de comprimés, il n'aurait pas besoin de nouer quelque chose autour de son cou ni de se blesser pour vider son corps de ce qui coulait dans ses veines. Peut-être que, cette fois-ci, dieu ferait tout le travail à sa place.
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