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 Afternoon Under the Rain [PV Lys]

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Ienzo Evan
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MessageSujet: Afternoon Under the Rain [PV Lys]   Mar 25 Aoû - 17:29

La journée n’aura pas été des plus parfaite. Oh une matinée sympathique il s’était reposé, et puis avec son colocataire ils s’entendaient alors c’était agréable – colocataire à qui au passage il devait de l’argent et ça l’embêtait un peu il fallait bien l’avouer –, mais pour une journée d’été le temps n’était pas parfaitement au rendez-vous. Les nuages avaient pointés le bout de leur nez dès le petit matin et avaient crachés leur pluie un petit peu en averses d’orage, pas très longues mais qui vous trempez jusqu’au os en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Il n’avait pas quitté son studio de la matinée, observant la pluie au travers des fenêtres poussiéreuses, subissant cette caractéristique odeur des vieilles maisons alors qu’il pleut pour la première fois depuis des mois, mélange de poussière et d’insanités qui n’était pas forcement des plus agréable à supporter mais qui n’avait rien d’étonnant pour l’endroit des plus horrible dans lequel il vivait. Il se demandait encore comment quelqu’un qui avait les moyens de se payer une suite quatre étoile dans un des plus luxueux hôtel de l’île avait accepté de venir habiter dans un taudis avec lui qui n’était au final qu’un prostitués rencontré un soir et lui ayant proposé par le plus grand du hasard et dans toute sa pauvreté de l’héberger sous son toit. Ça ne le dérangeait pas au contraire, le monsieur en question était plutôt sympathique et tout à fait vivable, pas trop envahissant ni rien, et de la compagnie n’est jamais de refus, surtout une compagnie avec laquelle on s’entend. Mais la matinée était passé et il devait bien travailler malgré le temps pour éponger ses dettes même si Ixion refusait qu’il ne le rembourse c’était une question de savoir vivre pour notre petit français surtout qu’il devait se préparer à payer le loyer du mois prochain.

Il était donc sortis avec ses habits de pluie, enfin habits de pluie, non, habit de travail, maquillage, sa petite barrette à grelot coinçant une mèche de cheveux juste au dessus de son front pour qu’elle ne lui tombe pas dans le visage et faisant petite musique à chacun de ses pas. Une ombrelle pour se protéger un minimum de la pluie, son petit sac en bandoulière dans lequel trainait ses dessins… Pas un des meilleures temps pour travailler il faut l’avouer, et dire qu’on était encore en plein mois d’aout. Il fait encore chaud malgré la pluie, il se demande bien ce que ce sera cet hivers, son premier hiver passé au Japon… Le climat ne doit pas être si différent qu’en France, ça ne lui fera pas une différence énorme, sauf qu’il sera dans la rue et non lus dans l’enceinte d’un club de prostitution… Espérons que ça se passe bien, ça faisait… cinq ans maintenant qu’il n’avait plus fait le trottoir à proprement parler, mai sil ne perd pas la main il se débrouille plutôt bien il devrait penser à augmenter un peu ses tarifs s’il ne veut pas mourir de faim d’ailleurs il est trop gentil c’est mauvais pour ses affaires que voulez-vous. Ah ! Une éclaircie alors qu’il sort de l’hôtel où l’avait amené un de ses clients, il en a de la chance… Se sort une cigarette d’un de ses paquets avec un sourire, un sourire pour notre ami soleil qui montre le bout de son nez. Il passe au supermarché du coin s’acheter une boite du gâteau avant de ressortir pour aller s’asseoir sur un banc en grignotant son achat avant de sortir son carnet à dessin pour prendre une page vierge et hop commencer quelques coups de crayons sur ce qui lui vient à l’esprit… tout en grignotant il commence à dessiner un paysage ressortant du fin fond de son esprit, les vieilles ruelles d’une petit village dont le clocher s’élève entre quelques nuages.

Une goutte tombe sur le papier, faisant baver l’encre qui détourait un nuage, pour une fois qu’il de dessine pas au crayon de bois. Il relève la tête vers le ciel capricieux qui s’est de nouveau assombri. Il s’empresse de refermer son paquet, et d’ouvrir son ombrelle alors qu’il se relève pour courir vers en endroit abrité en jurant dans sa langue natale contre le temps pourri d’un été qu’il aimait bien aimé chaud et harmonieux. Dans sa course, il en profite pour allumer son petit lecteur de musique dans sa poche alors qu’il se dirige machinalement vers le centre ville, passant devant les magasins où s’entassent tout ceux qui attendent que l’averse cesse en regardant cet enfant d’une vingtaine d’année courir le long du trottoir au rythme de la musique qui lui traverse les oreilles, lui rendant son sourire.


"I saw the clouds for and turn innocence in the sky
The winter winds blew on lake Michigan that night
I carved your name into my arm so I will remember you

Sometimes it hurts so bad I don't know what to say
And acting civil vain in some tragic play
So afraid that I can't ever explain
So now I

Scream
I hope it's a dream
It's hard just to breathe
When we say goodbye"


Il s’arrête de courir le soufflé un peu court alors qu’il arrive sur la place centrale de la ville, chantonnant les paroles de sa chanson, enfin de la chanson, ce n’est pas la sienne loin de là. Quoi que toutes les chansons qu’il écoute son les siennes d’un certains coté puisqu’il s’y retrouve dans toutes plus ou moins selon son humeur et son état d’esprit. Il observe un peu autour de lui avant de se remettre à marcher l’air de rien, serrant son sac contre lui pour le maintenant à l’abri de la pluie qui n’en finit pas de tomber, observant les habitants de l’île en les détaillant des yeux, ses lèvres laissant échapper ce son mélodieux qu’est le son de sa voix, un tant soit peu mélancolique et triste lorsqu'on prend le temps de l'écouter entre le bruit des gouttes d'eau s'abattant sur le béton et les klaxons des voitures s'élevant en signe de protestation.

"I went asleep and there are nightmares when I try
The greatest symphony
I know the reasons why
Maybe a sad song sometimes will make you remember me

Somehow I feel that it's my destiny to fall
Get drawn upon a gallery wall
The threat to my heart
so now I

Scream
It's not what it seems
I still can't believe
That we said goodbye…"


_________
[Credit song by Kill Hannah - Scream]

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Lysias Bloodbury
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MessageSujet: Re: Afternoon Under the Rain [PV Lys]   Mer 26 Aoû - 14:14

Les rues de la ville paraissent bien grisonnantes, ce jour-là.
S’abritant sous les stores des boutiques, les gens s’agglutinent les uns sur les autres, l’enjeu de taille étant de finir moins mouillé que son voisin. Les véhicules, comme tous autres les jours, se disputent à qui klaxonnera le plus fort pour circuler plus librement dans ces interminables bouchons. Un temps de pluie par des temps chauds… C’est contradictoire et Lysias aime ça.


Sans se soucier de ce quotidien routinier, un adolescent longe tranquillement les trottoirs, d’un pas silencieux. Facile à suivre du regard, sa chevelure écarlate contraste avec les couleurs ternes aux alentours. A y regarder de plus près, c’est en fait un jeune homme, probablement âgé aux alentours de la vingtaine. Revêtu d’une espèce de cape fine et transparente, Lysias a trop la flemme pour porter un parapluie comme les autres. La capuche lui tombe devant les yeux et c’est d’un geste machinal qu’il la rejette en arrière. D’habitude, ce genre d’accoutrement va bien aux gamins ; du coup, voilà qu’il paraît presque aussi infantile sous ce plastique qui lui donne des allures de chaperon rouge. Il ne manquerait plus qu’il se mette à sautiller ; mais cela, Lysias ne le fait pas, car trop de dépenses d’énergie pour rien. Donc à quoi bon.

Maybe a sad song sometimes will
Make you remember me …


Au moins, c’est tout le contraire du type qui vient de jaillir de sa droite, au carrefour des ruelles. Peut-être que lui, il est pressé de se rendre quelque part, car dans sa course, les deux jeunes gens manquent de se frôler, le temps d’un tintement de grelot accompagné d’une voix empreint de nostalgie. Intrigué, Lysias recule d’un pas et poursuit son chemin qui semble prendre la même route que cet individu. La voix qui en émane sur son sillage est d’un agréable que même un fleuriste comme notre farfelu ne peut nier.

Somehow I feel that it's my destiny to fall
Get drawn upon a gallery wall…


Ce jour-là, Lysias erre dans les rues, et ce loisir de marcher sans savoir où mènent les pas est devenu le petit plaisir supplémentaire du jeune homme. Aujourd’hui comme hier, hier comme avant-hier, et ce, depuis peut être quelques semaines, cet espèce de farfelu se complaît dans ce cadre de vie qui lui paraît presque étranger, quand bien même que plus d’un an est passé depuis sa mystérieuse arrivée sur cette île. C’est une liberté que Lysias a l’impression d’effleurer du bout du doigt sans toutefois parvenir à dire si elle est sienne ou non. C’est un étrange ressenti après tant d’années passée dans l’ombre d’une… Ah mon dieu, une cage d’escalier de secours ! Evitons-là de toute urgence. Tel un réflexe, le jeune homme aux cheveux pivoines presse le pas pour ne plus l’avoir dans son champ de vision. D’une oreille distraite, il écoute et suit encore la mélodie, qu’il a décidé d’apprécier.

The threat to my heart
so now I scream…


D’ailleurs la voix de son auteur se rapproche, mais Lysias est trop concentre à émettre une distance plus que respectable entre lui et les escaliers, qu’il l’écoute encore, et double précipitamment le garçon qui, quelques instants auparavant, se trouvait devant lui. Toujours la tête tournée vers l’escalier, -par-dessus l’épaule du jeune chanteur-, Lysias s’arrête net, car son attention se détourne finalement sur celui qu’il a suivi jusqu’à là. En réalité, il l’a suivi sans vraiment le vouloir ; jute peut-être pour le plaisir d’entendre le morceau jusqu’au bout. Un demi-sourire narquois se dessine déjà sur son visage, lui qui n’avait même pas prévu de s’arrêter pour bavasser avec ce parfait inconnu.

It's not what it seems
I still can't believe
That we said goodbye…

Un sourire qui bien vite, retombe en une mine désappointée, alors que Lysias lève un index à hauteur de son visage.

-“That we said goodbye?” Ah non désolé mon petit, mais moi je conteste. commença-t-il, d’un air outré. -Puis-je changer la fin avec un “never say good bye?”

Sur ce, Lysias partit dans un éclat de rire joyeux.

-Tu chantais tellement bien que j’en suis profondément touché, déclara théâtralement Lysias en mettant un poing au cœur, sans se départir de ce ton pompeux. A vrai dire, il avait pris l’habitude de mimer à tord et à travers les mœurs de sa famille, et chez lui –en des temps plus anciens, en France-, il était coutume de parler ‘noblement’. A l’ancienne, presque. Du coup, Lysias ne se gênait aucunement de le tourner en dérision, et utilisait maintenant ce ton pompeux à tout bout de champ.

-…mais c’était là tellement triste que je me sens presque obligé se sortir un petit mouchoir de soie pour me tamponner les yeux.

Il essuya une larme imaginaire avant de l'applaudir.

-…Tiens veux-tu aussi un mouchoir? lui proposa-t-il, dans un élan de gentillesse en lui tendant son propre mouchoir évidemment inutilisé.


Dernière édition par Lysias Bloodbury le Dim 27 Sep - 22:46, édité 1 fois
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Ienzo Evan
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MessageSujet: Re: Afternoon Under the Rain [PV Lys]   Jeu 27 Aoû - 14:51

Ienzo ne voyait pas les gens autour de lui. Plongé dans son monde, sa musique, ses pas qui marchait en rythme et ses lèvres bougeant sûrement dans le même temps que le chanteur qui lui hurlait dans les oreilles à un volume néanmoins raisonnable, il n’avait pour conscience de ce qu’i l’entourait qu’un petit brouillard difforme plu sou moins sombre. Les voitures s’apparentaient à de vagues formes lumineuses passant à toutes vitesses et les personnes qu’il croisait sur les trottoirs à de petite silhouette un peu plus sombre que le reste. Mais cette perception du monde lui suffisait largement pour pouvoir se mouvoir avec l’agilité d’un chat qui poursuit son une souris sur un domaine qu’il connait comme ses griffes. Il se contentait de frôler les gens, uns à un en se faufilant dans la petite foule des trottoirs sans faire attention aux regards qu’on pouvait lancé à ce jeune homme au maquillage discret mais rehausseur de la clarté de son visage, de ses lèvres délimité par un gloss les faisait briller à l’éclat des lampadaires et des voitures e aux habits qui ne laissés pas à douter sur ce qu’il allait vous proposer si quelqu’un venait à lui adresser la parole avec un air curieux ou intéressé. Des coups d’œil intéressés parfois, qu’il aurait peut-être bien fait de remarquer plutôt que de passer son chemin, mais il planait complètement, il faut l’avouer, et rien au monde n’aurait pu le tirer de cet endroit si plaisant qu’était parfois l’esprit d’un homme resté au fond de lui rien de plus qu’un petit enfant qui aura du grandir trop vite face à la dure réalité de ce monde gris et pluvieux et dont ce jour d’aout orageux rendait une image plus que réaliste. Mais qu’est-ce que quelque petit papier vert triangulaire lorsqu’une simple chanson suffit à vous remonter le moral à bloque en l’espace des quelques minutes où la musique vous prend jusqu’au fond des trippes ? De toute façon, toutes les musiques qu’il écoute le font pleurer ou rire, il n’aime ou n’aime pas, c’est un passionné dans l’âme.

Il ne remarqua pas non plus le jeune homme aux cheveux roux qu’il avait doublé repassé devant lui, se contentant de continuer sa route, imperturbable sans remarquer son petit manège que n’importe qui autre qu’un petit homme plongé dans sa musique aurait trouvé farfelu ou loufoque, voir un peu fou. Une cage d’escalier ne vous saute pas au visage voyons. Il continue, inlassable, suivant un chemin que ses pas semblent connaître par cœur vu que sa tête est occupé à tout sauf à essayer de garder un certain sens de l’orientation. Quel intérêt puisque ses pieds savent penser tout seul ? Il ne pensait pas une seule seconde se faire arrêter à la fin de sa chanson alors qu’il n’attendait qu’une chose, voir la prochaine qui défilerait dans on petit mp3 mis sur le magnifique mode aléatoire. Dieu bénisse l’inventeur de ce mode et l’inventeur de cette petite boite à musique qui évite à plus d’une personne de s’ennuyer lors des trajets sous la pluie – ce qui n’est qu’un exemple parmi d’autre. Et c’est dans le sursaut du piéton qui se rend compte qu’il vient de passer à quelque millimètres d’une voiture grillant un feu rouge à un passage piéton – voiture dont il aurait frôlé la tôle – qu’il interrompit sa marche lorsqu’un homme qu’il n’avait jamais vu s’arrêta devant lui pour lui parler, à son plus grand étonnement. Restant un instant coi avec le début de sa nouvelle chanson, sa main se porta automatiquement à sa poche pour couper la musique au moins le moment que le jeune homme aux cheveux rougeâtre ait fini de lui parler. En un geste totalement enfantin, il incliné légèrement la tête sur le coté sans le quitter des yeux avec cet air légèrement surpris le temps que les paroles qu’il prononce atteignent ses oreilles, puis la chose qui devait normalement lui servir de cerveau à ses heures perdues et à condition qu’elle soit de bonne humeur. Un sourire éclaira son visage alors qu’il comprenait enfin les paroles de son interlocuteur et il laissa échapper un mince rire mélodieux qui se mêla un instant à celui du garçon avant de parler de sa voix au mince accent de son vieux pays natal lorsqu’on prenait la peine de l’écouter.


« Cela change le sens de toute la chanson et elle perd de son charme… Il faudrait la réécrire pour que ça soit cohérent. »


Il secoua légèrement la tête tout en faisant tinter de nouveau ses grelots et tendit un peu le bras pour que son ombrelle lui servant de parapluie abrite aussi le jeune homme qui continuait à parler, essayant de limiter les dégâts de la pluie sur leur deux corps, quoi qu’il avait l’air bien plus protégé que lui face à ce temps exécrable. L’écoute en enlevant les écouteurs de ses oreilles pour les laisser pendre autour de son cou nonchalamment au même rythme que ses mèches de cheveux tombant dans son cou au même rythme que le léger vent qui soufflait le long des rues en rasant les murs comme pour courir après les passants.


« Oh, je ne chante sûrement pas aussi bien qu’un professionnel vous vous faites des idées… »

Une lueur amusé passa dans les yeux bleutés du français lorsque son mystérieux interlocuteur de mit à l’applaudir, amusé à la fois par le geste en lui-même que par le ton qu’il employé, cette espèce de petite décharge d’adrénaline quand on se dit qu’on vient de trouver un nouveau camarade jeu. Oh il ne pense pas ça, à l’instant, et sa réflexion ne va pas plus loin qu’une réflexion des plus humaines et des plus banales se contente de se dire qu’il vient de tomber sur une personne avec un humour qu’il apprécie bien. Du moins, pour le peu qu’il a l’occasion d’en voir.

« Mais gardez votre mouchoir je vous remercie, je ne mérite pas les compliments que vous me faites. »

Se prétend au jeu pour s’amuser malgré tout il offrit à son unique spectateur incongru une des ses salutation magistrales qu’on les acteurs de théâtre lorsque sonne l’heure de rappel à la fin d’une pièce pour venir saluer la foule, gardant son ombrelle d’un bras immobile assez en hauteur pour ne pas assommer ou lui crever malencontreusement un œil – ce qui serait dommage il faudrait l’avouer.

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Lysias Bloodbury
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MessageSujet: Re: Afternoon Under the Rain [PV Lys]   Ven 28 Aoû - 16:54

Un petit accent occidental dans la voix, un brin de maquillage sur le visage, en voilà un drôle d’interlocuteur. Qui plus est, le regarde avec un air surpris, la tête penché. Drôle de réaction, s’en amuse Lysias, qui, lui-même ne doit pas exceller non plus, pour ce qui est de son japonais. Peu importe, du moment que la communication passe ! Ce que le fleuriste omet cependant, c’est que dans son passé, cette manière d’incliner la tête d’un côté est bel et bien propre à quelqu’un.

-Bien vrai… mais faut-il nécessairement y trouver une cohérence ? Enfin, trêve de bavardage, vous ne méritez peut être pas des compliments, mais toujours est-il qu’en vous entendant, je vous ai suivi. Ou plutôt, c’est votre voix, que j’ai suivi. ricana Lysias en zyeutant les grelots dans les cheveux de l’inconnu. Il apprécia la révérence en guise de remerciement, d’un air amusé, tout en balançant ce carré de mouchoir au sol, par-dessus son épaule. Polluer c’est mal, mais qu’en a-t-il à faire, lui qui ne pense qu’à son nombril ? Hm… je vous en prie, gardez votre ombrelle, me voilà déjà bien assez couvert.

Sur ce ton jovial, Lysias reprit la marche, invitant son interlocuteur à faire de même. Puis, sans se soucier de l’humeur exécrable des gens à bord de leur voiture –bouchons exigent-, le jeune homme traversa sans l’ombre d’une hésitation. De toute façon, qui donc oserait le percuter ? Car un accident engendre généralement des frais considérable, et les piétons, aussi fautifs qu’ils puissent être, sont prioritaires. ‘Je coûte trop cher donc je traverse à ma guise’ était un des crédos favoris du farfelu qu’était le fleuriste de la région. A ce moment là, l’orage éclata, comme pour désapprouver son geste. Mais si tous les éléments avait dû contredire les mauvaises manières de Lysias, voilà longtemps qu’il n’existerait plus. A défaut de ne connaître ni obstacle, ni embuches sur son chemin, cet excentrique poursuivrait aussi longtemps qu’il le pourrait. Sans forcément prendre la peine d’en voir les conséquences, d’ailleurs. On klaxonna pour désapprouver ce passage. Il les ignora tous superbement.

-Mèneriez-vous par hasard une carrière d’artiste ? avança Lysias sur un ton de conversation. Il avait posé la question sans savoir si d’ailleurs il était suivi et écouté ou pas. A vrai dire, le jeune homme à qui il lui avait pris l’envie de faire causette, n’avait rien d’un japonais. Châtains aux yeux bleus, ce n’étaient pas vraiment là des attraits caractérisant les gens de la région. Curiosité.

Tout en parlant, il daigna enfin jeter un regard au ciel. Le souvenir des pluies dans les ruelles lui revint un bref instant en tête. Puis son raisonnement prit un acheminement tordu à la pensée que cette pluie allait peut être le rendre malade. Mon dieu cette pluie qui menaçait peut-être ses jours. Il pressa le pas, cette fois, sans jeter en arrière. Lysias en était certain que dans les heures à venir, il se retrouverait alité avec une douleur sans nom torturant son esprit. Rien qu’à y penser, il en eut des frissons à l’échine. Quelle désagréable impression.

-Ah ! Stop ! freina soudain l’étrange jeune homme en se retournant vivement, comme s’il était arrivé à destination. Puis observant furtivement les alentours, Lysias scruta son interlocuteur d’un regard suspicieux. Les ruelles… les ruelles par un temps pluvieux paraissent parfois terrifiantes ! J’ai failli m’y laisser avoir !

Il avait clamé tout haut, apparaissant alors comme un fou, avec ses réactions imprévisibles. Fou ou pas, Lysias ne pouvait pas admettre lui-même que quelque fois, il se faisait l’effet d’être un peu dérangé d’esprit. A moins qu’il le soit complètement, qui sait. Soupirant d’un air résigné, Lysias secoua légèrement de la tête et redevint entièrement le maître de son jeu en un battement de cil. Son allure crispée céda à la tranquillité si bien qu’on aurait eu du mal à croire qu’il avait paru atterré quelques secondes auparavant.

-Quand j’étais petit, je n’aimais pas la pluie. Donna-t-il en guise d’explication, qui peut-être pouvait paraître ne pas en être réellement une aux yeux des autres.

–Les gamins sont tous un peu stupides je crois... Oh et vous permettez ?

Curieux de la barrette à grelots, Lysias approcha un doigt pour la faire sonner. Puis en éclatant de rire, il reprit sa marche comme il était venu. A savoir qui du gamin ou de lui paraissait « stupides » comme ce qu’il avait dit, la situation en devenait presque comique. Mais Lysias n’est pas Lysias pour rien…


Dernière édition par Lysias Bloodbury le Dim 27 Sep - 22:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Afternoon Under the Rain [PV Lys]   Dim 30 Aoû - 22:05

« La cohérence est ce qui fait le charme. C’est ce qui raconte l’histoire et vous prend au trippe. Sans cohérence la chanson perd de sa beauté. »

Et sans beauté elle perd de son intérêt. Un peu comme le monde en général d’un certain point de vue. D’un point de vue qui n’était pas celui du petit français qui considérait la beauté comme superficiel pour les humain, mais pas pour la musique. Deux choses bien distinctes qu’humain et art… Un humain c’est subjectif, c’est mauvais par défaut – pour la plupart en tout cas mais il existe toujours l’exception à la règle comme on le dit si bien. L’art c’est… de l’art. Ce n’est ni bien, ni mal, ce n’est ni beau, ni moche, c’est une question d’interprétation. Que ça soit la musique, la peinture, le dessin la sculpture… Il existe autant d’interprétation d’une œuvre que de personne qui la voit, la lit, la regarde, la sente, ou ne l’écoute. Et les formes d’arts sont nombreuses, très nombreuses… On a tous une qu’on apprécie plus que d’autre, il suffit de trouver laquelle. Trouver dans quoi on se ressemble le plus. Mais revenons-en au petit français qui écoutait parler son interlocuteur, haussant légèrement, presque imperceptiblement un sourcil en le voyant se débarrasser de son mouchoir sur le sol mouillé comme si de rien n’était. Pollution, pollution quand tu nous tiens… Une légère moue désapprobatrice se dessine sur ses charmantes lèvres recouvertes de gloss brillant au feu des lampadaires. Oh il n’est pas un fervent admirateur de l’écologie et il n’est pas toujours là à regarder s’il ne marche pas sur une pâquerette, lui qui laisse trainer les cendres de ses cigarettes un peu partout, mais il trouve tout de même qu’il y a des limites à respecter, même infime. Mais aucune remarque ne réussit à franchir le seuil de ses pensées.

« Je me sens flatté que ma voix ait pu attirer quelqu’un… »

Un rire cristallin franchit de nouveau ses lèvres alors que le jeune homme aux cheveux roux commençait à s’éloigner après lui avoir fait un rapide signe de la main pour l’inciter à le suivre. Il hésita un instant à le suivre, s’arrêtant sur le bord du trottoir en le voyant traversé – parce que l’insouciance n’est pas contagieuse heureusement et qu’il tient à éviter les accidents, ce qui serait plutôt dommage il faut l’avouer – avant de traversé à pas rapide pour le rejoindre une fois la voiture en question passé après avoir craché le son strident et des plus déplaisant de son klaxon. Ting, ting, ting. Ses grelots qui s’agitaient au rythme de ses pas, rythmant sa marche d’un son joyeux alors qu’il trottinait à travers la rue pour rejoindre le roux de l’autre coté le suivant sur le chemin qu’il empruntait en marchant à sa hauteur, calant on pas sur le sien par habitude en restant un tout petit peu en retrait à coté de lui, l’attitude du parfaite accompagnateur… L’attitude parfait pour son métier, même si pour le moment il le suit plus par pure curiosité ce personnage que par réel quelconque besoin urgent d’argent, à moins qu’il ait raté une parole quelque part ou une subtilité de la langue asiatique qu’il n’aurait pas saisie mais il ne lui semblait pas.

« Qu’est-ce qui vous faire dire ça ? Je ne me qualifierais pas d’artistes loin de là, je me vosi désolé de vous dire que vous vous trompez… »

Amateur à la limite, encore faudrait-il qu’il reconnaisse que ses rares dessins dépasse le stade de gribouillis qu’un bébé pourrait faire, mais quelle que soit la personne qui lui répète qu’il aurait pu faire quelque chose de ce don qu’il développe depuis l’époque où il a su tenir un crayon entre ses petit doigts de jeune enfants, avant même de savoir marcher ou parler correctement pendant plus de deux mots. Une passion qui vous prend au berceau comme on dit, sauf que lui n’avait jamais eu la chance d’avoir un véritable berceau mais plutôt ce genre de lit fait de parpaings enroulé dans des couvertures pour plus ou moins vous protéger du froid et des éléments. Un instant, il se surprit à s’imaginer faire une grande carrière d’artiste comme ces grand peintres dont les noms sont encore aujourd’hui gravés dans l’histoire et le resteront sûrement jusqu'à l’extinction de l’histoire de cette race qu’on prénomme humain. Un artiste dont on respecte la vie et dont on commémore la mort. Un artiste qui, une fois mort, vois ses œuvres relégué à des galeries partout dans le monde, offerte au plus offrant, des œuvres sentimentales dilapidés aux quatre coins du monde entre des mains pour qui la réelle valeur d’un dessin n’est pas sentimentales mais belle eh bien matérialiste. Oh il ne veut pas de cette reconnaissance, il ne veut pas de reconnaissance du tout pour son travail et rester un anonyme parmi les anonymes lui convient parfaitement même si son travail dévoilait un certains talents qu’il pourrait exploiter dans une quelconque université d’art comme il en existe à travers le monde. Des dessins qui mourront avec lui et qui finiront en miettes dans de vieilles étagères, rongés par les mites… Si une âme charitable ne les brûlent pas pour pouvoir faire de la place avant.

Il fut tiré de ses pensées d’avenir impossible par l’exclamation du jeune homme, qu’il n’eut pas le temps d’interprété assez vite pour réussir à s’arrêter assez vite pour ne pas le percuter, ayant un tout petit peu ralenti le pas sans trop s’en rendre compte alors que son esprit dérivait dans un futur impossible. Il bouscula non violement malgré tout le jeune homme, reculant d’un pas pour retrouver son équilibre alors qu’il força son cerveau à se concentrer sur des choses plus matérielles qu’un rêve illusoire. Il secoua légèrement la tête en regardant le rouquin avant de regarder les rues autour de lui. Rues qu’il connaissait par cœur à force de les emprunter et les réemprunté à longueur de journée, imposant de long kilomètres de marche à ses pauvres jambes bien fatiguée qui n’émettaient jamais la moindre protestation. Il sourit légèrement face à l’attitude du jeune homme sans prendre peur pour autant face à des paroles malgré tout surprenantes avant de regarder le ciel, détachant son visage de la protection de son ombrelle le temps d’observer les nuages quelques seconde pour se remettre bien à l’abri de cet élément des plus humides.


« Les rues ne sont pas dangereuses… c’est les personnes qui sont dedans qui peuvent l’être parfois. »

Il haussa les épaules légèrement en avançant de quelques pas, se retournant vers son interlocuteur avec théâtralité pour lui faire un sourire magnifique, tout comme un gamin le ferait face à un camarade de jeux qui s’est arrêté et qu’il ne comprenne pas pourquoi ils ne continuent pas leur route. Il donna de nouveau un coup d’œil au ciel comme pour vérifier que la pluie était bien là et baissa les yeux sans se départir de son sourire amusé, la pluie… Lui il aime la pluie. Parce que ça lui est interdit sans aucun doute, l’interdit attire toujours les gens… Surtout les personnes ayant gardé en eux une part d’enfance et que l’enfant en question faisant tout pour passer outre les lois… C’est tellement plus drôle de franchir les limites… Pourquoi se contenter de rester du bon coté du tableau ? Il le laissa s’approcher en le regardant un peu interrogatif, ne comprenant pas vraiment le sens de sa dernière phrase alors qu’il venait faire tinter un de ses grelots, mêlant son rire au sien.

« J’aime la pluie… Mais on a toujours essayé de m’en éloigner le plus possible et je me contentais de regarder les gouttes tomber de loin quand j’étais petit. Et puis maintenant… »

Il rit légèrement pour lui-même et enleva son ombrelle pour la replier, fermant les yeux un instant en sentant l’eau tomber sur son visage avec un sourire presque béat, retenant un nouvel éclat de rire. Et puis maintenant il est libre de faire ce qu’il veut… Quelles que soient les conséquences que cela pourra engendre, sur lui, sur sa santé, sur son entourage… Il est entièrement libre et il en profite, peut-être pas autant qu’il l’aurait imaginé lorsqu’il était petit et qu’il voyait le monde de ses yeux d’enfant innocent et rêvant d’un monde de paix et d’harmonie qui n’avait finalement jamais existé mais qu’il s’efforçait de construire autour de lui comme il le pouvait.

« Maintenant je n’y suis pas beaucoup qu’avant quand on y réfléchit bien, mais il faut bien savoir prendre ses responsabilité et se freiner soi-même. »

Un vague hochement de tête pour lui-même et hop il rouvre son ombrelle pour se remettre à l’abri de la pluie, il ne va pas risquer de tomber malade non plus, il fait attention ce qu’il fait. Oui on devient responsable quand il faut apprendre à s’occuper de soi-même ou des autres… On par prendre conscience que tout acte a des conséquences, plus ou moins grave selon l’acte en question. Il sourit de nouveau au rouquin en penchant de nouveau la tête en une mimique enfantine comme il savait si bien les faire.

« Comment vous appelez-vous ? »

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MessageSujet: Re: Afternoon Under the Rain [PV Lys]   Dim 27 Sep - 23:20

-La cohérence n’entraine-t-elle pas un train-train routinier, qui à force en devient lassant ?

Comme d’habitude, Lysias peinait à comprendre les choses sous un angle de vue qui n’était pas le sien. Un jour, son égocentrisme le perdrait… en attendant, ses bizarreries, il continuerait. Pour le coup, lui qui voyait l’art comme étant une chose totalement dénué de cohérence, pourrait-il comprendre que derrière toute chose, existait une logique aussi infime soit-elle ? Observant du coin de l’œil les lèvres étrangement luisantes de son interlocuteur, Lysias haussa des épaules.

-Personne n’a donc été charmé par votre voix? Etonnant. releva-t-il, intrigué. Le fleuriste se dit dans son fort intérieur que si lui y avait été sensible, -bien qu’en se sachant pas artiste pour un brin-, le monde devait être sacrément aveugle. Ou sourd. Comme quoi, l’art était une chose totalement dépourvu de cohérence. Si lui trouvait une chose belle, pourquoi pas un autre ? Mais c’est justement la question du goût qui rendait Lysias si excentrique. Bref. Qui diable se cachait donc derrière cette personne, s’il n’était justement pas artiste ? Cette question intrigua fort le jeune homme à la chevelure flamboyante, car évidemment, il n’aimait pas beaucoup se tromper.

-Et bien… commença-t-il, pensif. -J’aurais eu tendance à avancer que vous étiez une sorte d’artiste ambulant. Vous savez, ceux dépendant d’une troupe et qui donnent des représentations en plein air. Ou bien en choriste, pourquoi pas… quelque chose dans ses eaux là. finit-il par dire tout haut, fruit de ses réflexions. [/color]

Lysias se reçut le jeune homme, sans grande violence, et recula de même, à peine surpris. Puis il poursuivit, comme si de rien était.

-Quoique… je suppose que rien de tout cela ne me regarde. Mais n’est ce pas étrange ? J’aurais py passer comme étant votre ravisseur, et c’est moi qui vous demande votre identité. L’inverse aurait été plus plausible…

Sur ce, il partit sur un éclat de rire joyeux, contrastant avec ce temps gris et pluvieux. Ses phobies passées, il prêta oreilles à ce jeunot qu’il avait entrepris de suivre. A moins qu’en cet instant là, c’était le suivi qui suivait le suivant. En gros, le schéma inverse. Peu importe, cela plaisait bien à notre jeune homme excentrique. Gardant le silence à la réponse de son vis-à-vis, Lysias vint à se demander quels genres de personnes pouvaient bien rendre ces rues plus effrayantes. Dans sa prison bourgeoise, ces situations ne s’étaient jamais présentées à lui, et d’ailleurs, il était loin d’imaginer à quelle sorte d’allusion pouvait bien penser ce jeune inconnu. Le saurait-il ?

Près de lui, les grelots sonnaient toujours autant, aussi légèrement que l’allure de leur propriétaire, qui semblait en cet instant ne rien partager en commun avec ce fleuriste aux goûts extravagants. Lui, il n’aimait pas la pluie, et ne connaissait pas si bien la rue dans laquelle il venait de s’engager. Il n’admettait pas non plus la cohérence, ni même toute forme d’art dont son interlocuteur semblait émaner.

-Et puis maintenant… vous est-il permis d’avoir cette entière liberté ? termina Lysias percevant comme une sorte de nostalgie, bientôt balayé par un sentiment de bien-être. S’y laisserait-il emporter ? Reprenant un air quelque peu moqueur, il s’empressa de rajouter plus vivement : -Je veux dire... Celle qui fait profiter de la pluie pour se retrouver trempé jusqu’aux os et s’en retrouver enrhumé pour les jours à venir.

-Vraiment, je ne vois pas ce qui mérite un tel sourire pour de la pluie qui se charge de nuire à la santé.
rajouta-il pour retrouver une opinion totalement bornée. L’ombrelle refermée, son interlocuteur, lui, n’avait rien perdu de son état calme et à l’aise. Et le voilà avec la tête légèrement inclinée sur le côté, comme à l’écoute d’une voix lointaine. Les gens étaient parfois incompréhensibles. Lysias se sourit, se retrouvant lui-même dans ses propres propos.

-Mon nom… hum, comment dire. Voyez-vous, ma vie a été assez tumultueuse. Je n’ai pas de prénom fixe, en fait. Disons que des fois, j’aime à m’appeler Tikky. Enfin… Ki. Décida-t-il au dernier moment. Oui, c’est cela, aujourd’hui, je m’appelle Ki.

-Puis-je m’enquérir du vôtre?





Hrp: i'm back ;] dsl pour ce contre temps! j'ai fais court pour cette fois, j'espère que t'arriveras à y donner une suite, sinon je changerai :]
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MessageSujet: Re: Afternoon Under the Rain [PV Lys]   Ven 25 Déc - 18:24

« Ma vois n’a rien de très particulier je vous l’assure, et vu son usage il vaut mieux qu’il en soit ainsi. »

Dit-il d’un air dégagé, sachant pertinemment que ce morceau de phrase lâché au hasard ne pouvait être compris que de lui, ou du moins, de toute personne assez proche de lui pour savoir quel métier il faisait dans ce pauvre monde détérioré par les humains. Malheureusement, ici, ce n’était le cas de personne, enfin si, de pas mal de personnes en réalité, mais elles ont toutes oubliés son existence et ne se souviendront de lui que lorsqu’ils seront prises d’un excès de frustration qu’elles voudront assouvir avec le premier prostitué venu. Sa bouche est une chose impure, on y peut rien, et les sons qui en sortes n’ont rien de très mélodieux. Peut-être les gens s’en rendaient-ils compte et était-ce pour cela qu’ils ne voulaient pas l’approcher. Ou du moins qu’elle ne les attirer pas, même s’il savait s’en servir pour donner à sa voix des accents parfois un brin envoûtants.

Il ne put empêcher un éclat de rire à la mention de lui en troubadour ambulant ou choriste de grand chemin. Il faut dire que le rapprochement était plutôt osé. Il est vrai que sa mère eut une belle voix de son vivant, mais il n’en avait pas hérité, ou du moins ça c’est ce qu’il disait, après… Tout le monde sait bien que nous ne sommes jamais objectifs avec nous-mêmes, et dans ce domaine, le petit garçon qu’était encore Ienzo au fond de sa tête était un maître du domaine. Il secoua la tête légèrement d’un air gai alors que cette image s’imposait dans son esprit.

« Un choriste me fait penser à une église… c’est bien le dernier lieu où je suis censé mettre les pieds… Et j’avoue que moi-même je pense que je n’ai pas vraiment ma place en ces lieux de prière. »

Il continua à marcher dans les rues en retrait du rouquin, ou plutôt à coté, se laissant vagabonder au gré des rues qui défilaient comme un immense labyrinthe pour peu qu’on ait aucun sens de l’orientation ou qu’on ne connaisse tout simplement pas la ville. Il faudrait bien être fou pour kidnapper le petit Ienzo, car il n’y a rien à en retirer, aucun argent, il n’a pas vraiment d’amis qui pourraient payer une rançon, et d’ailleurs sil ne vaut pas grand-chose, il ne pourrait être échangé contre rien de bien précieux… Oui il faudrait vraiment être fou pour commettre un tel acte de stupidité. Cela dit, la personne ne risquerait pas grand-chose non plus puisque ce n’est pas la police qui s’inquièterait de sa disparition – ou de sa mort dans le pire des cas mais il espère bien ne plus vraiment en arriver là. Il regarda un instant le jeune homme en réfléchissant à sa question qui faisait son petit bout de chemin dans sa tête. Avait-il retrouvé cette liberté ? Sa première réponse serait un non immédiat. Cela dit il n’avait personne derrière son dos pour lui dire de ne pas le faire et il ne tenait qu’à lui d’enlever son ombrelle pour se retrouver complètement trempé. Peut-être était-il libre en effet, mais peut-être que la raison pour lesquelles il vivait encore avec les fantômes de ses chaînes passés restait obscures. Peur quelconque des conséquences ou n’importe quelle autre imbécilité que pourraient lui sortir le premier psychologue venu. Mais il s‘en contrefichait tant que ça vie lui convenait et qu’il ne mourrait ni de faim ni de froid.

« Eh bien, je pourrais peut-être dire que oui…. Après tout rien ne m’oblige à suivre ces règles, je suis libre de mes décisions. Ce n’est pas pour autant que je le fais cela dit mais je le pourrais. Mais peut-être aurais-je toujours la nostalgie d’un amusement que je ne connaîtrais pas. »

Un nouveau haussement d’épaule et puis cette idée était partie comme elle était venue. Il haussa un sourcil lorsque le rouquin commença à parler de son nom, question pourtant non compliqué, on connait tous son prénom sur le bout des doigts, à moins d’être amnésique, ou fou de nouveau, quoi que sur ce point il peut encore y avoir quelques hésitations. Il s’arrêta de marcher lorsqu’il daigna enfin se trouver visiblement le prénom qu’il souhaitait se donner. Il le regarda un instant, plongé ses yeux plongés dans des souvenirs bien lointains à l’évocation de ce prénom qui lui était étrangement familier. Il finit par se remettre à marche très lentement pour ne pas attirer plus que ça l’inquiétude, ou plutôt la curiosité de son interlocuteur car il n’y avait aucune inquiétude à avoir le concernant tout en continuant de chercher dans son esprit, les quelques images qui pouvait lui rester de sa vieille vie en France.

« C’est drôle… » Se prit-il à murmurer d’une voix presque somnolente avant de sourire pour lui-même.

Une sonorité familière perdu au fin fond de son esprit depuis de longues années, mais à laquelle il n’arrivait pas à remettre ni visage ni souvenirs. Quelque chose qu’il essaye d’attraper mais finit toujours par s’enfuir entre ses doigts tels les grains de sable d’un désert ou le court d’eau du courant qui vous file entre les mains avec une agilité magistrale. Peut-être n’était-ce qu’une impression après tout, il arrive parfois que l’on rencontre des choses, ou que l’on vive des évènements qu’on a l’impression d’avoir déjà vécu, ce qui n’est pourtant pas du tout le cas. Oui sans doute une de ses impressions, une de plus ou une de moins après tout…


« Eh bien Monsieur Ki…. Je m’appelle Ienzo, hier, aujourd’hui et tous les jours qui viendront sans aucun doute. En voila une bien belle lubie de changer de nom régulièrement. »

Il balaya d’un geste de la main la mince impression qui lui tournait encore autour de la tête tel un vieil instinct qui vous hulule dans la tête alors que son sourire s’élargit quelque peu et qu’il se tournait de nouveau vers le fameux Tikky… La vie est faite de rencontre comme on dit alors autant en profiter.


« Et si je vous inviter à prendre un verre ? »


_______________
[HRP: Vraiment désolé pour le temps de réponse... mes cours me prennent du temps et j'ai plus du tout d'inspiration prou écrire mais promis je vais faire un effort pour les prochaines, enfin je comprendrait si après autant de temps tu veux plus continuer le rp ^^" En tout cas bisous <3]

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MessageSujet: Re: Afternoon Under the Rain [PV Lys]   Sam 2 Jan - 23:28

Entre éclats de rire et conversation venue de rien, ces deux-là se connaissaient-ils ?
C’était tout de même agréable sur cette île, de trouver des gens prêts à engager un dialogue sur un coup de tête alors que quelque part ailleurs, on aurait eu tendance à snober le premier hurluberlu. Le renfermement et la crainte de l’inconnu menait parfois à adopter de singulière réactions. Lysias eut un sourire pour lui-même, songeant qu’il n’avait pas tellement sa place dans des lieux de prières, lui non plus. Enfin, peut être que si, il en avait une, mais l’associer avec un tel endroit avait un aspect quelque peu paradoxal. Une pensée ludique émergea dans ses récents souvenirs, en se rappelant l’artiste qu’il avait rencontré pas ailleurs qu’à l’église. Comme quoi, tout peut arriver.

En parlant d’artiste, son présent interlocuteur en était aussi un, aux yeux du gugus. C’est vrai quoi, depuis le départ, émanaient de son allure, ses gestes et sa façon de parler une certaine aura de sérénité, ou un truc en rapport avec le grand art, ainsi qu’aimait le qualifier Lysias, quand il ne voyait pas quel autre terme coller aux diverses personnalités.

-La nostalgie d’un amusement… reprit Lysias, d’un air pensif. Il n’est jamais tard pour profiter de l’instant présent et pourquoi pas d’en faire une autre source d’amusement ?

Une question qui n’aboutissait pas vraiment à une réponse.
Soufflant sur une mèche venue lui cacher les yeux, l’excentrique haussa également des épaules.

-Haha, détrompez vous, je ne change pas prénom tous les jours. On aime toujours voir ressortir un surnom attribué dans la jeunesse. Ma foi, bien content d’avoir croisé votre chemin, Ienzo. Tiens d’ailleurs, vous n’êtes pas de la région…

Ienzo.
Sans réaction, Lysias n’a aucun souvenir qui tinte dans sa tête, à ce moment là. Comme pour désapprouver une mémoire aussi volatile, il se met à pleuvoir à averse. Une chance qu’un café se trouve à quelques pas de là. Les deux jeunes gens sont rentrés à l’abri et le fleuriste a insisté.

-…à moins que vos parents aient eu une envie de fantaisie… ma foi. Très bien, invitez moi à aller boire un verre, mais c’est moi qui vous offre le votre, ce serait niais de me dire que je vous ai suivi pour être invité ensuite !

Voilà, au moins c’était un café, les bars n’ouvrent pas si tôt et au moins encore, il ne retrouverait pas dans le même état que son voisin de beuverie. Comment il avait fini la dernière fois ? Tiens bonne question, autant ne pas s’en souvenir. C’est que le fleuriste serait tenté de se prendre la tête entre deux mains et partir en courant à la mort. Bref, on n’en est pas là et laissons les plus ou moins abstinents mener leur vie. S’installant sur les chaises en hauteur, le français se surprit à jouer avec un objet entre les mains.

-TAah ! sursauta-t-il, surpris par lui-même, avant de se reprendre, dépité, rah non, je l’ai encore fait… mais enfin !

Une barrette à grelots.
Celle de l’artiste, Ienzo. Lui jetant un coup d’œil, il la posa sur la petite table ronde, et la fit glisser pour la rendre à son propriétaire.

-Je vous la rends. Je m’en étais pas bien rendu compte, avoua-t-il, en haussant des épaules.

Une vieille habitude.
Une habitude qui s’apparentait plus à un tic depuis sa jeunesse. Comment expliquer le fait que ce sale gosse de riche n’était pas ce qu’il paraissait être ? Né dans les rues, passés les premières années à chiper ci et ça pour subsister, puis finalement plongé dans un monde où l’or brille de mille feux. Lysias ne manquait de rien, en fait. Pourtant, il avait gardé cette manie de dérober des petits objets, à valeur ou sans valeur. Sa famille d’adoption avait vainement tenté de détourner cette honteuse habitude puis avait fini par cacher ces vils actes avec des prétextes pour combler les rumeurs. On y croyait, on n’y croyait pas. Mais le garçon continuait encore, sans pouvoir s’en empêcher. Et, sans jamais l’avouer, il gardait peut être là, un des derniers liens avec sa véritable identité. Avant de devoir remplacer un autre, au profil d’inconnus thunés jusqu’au cou. Avec ou sans défaut, on est ce qu’on est. Alors bien sûr, au début, Ki n’avait jamais eu honte de voler, dans sa jeunesse. C’était même une évidence de le faire, quand on veut vivre. Plus tard cependant, les Bloodbury lui avait inculqué la notion du vol comme étant un vice. Et ça l’était, c’est vrai ; et à chaque fois que Lysias retrouvait des petits objets dans sa chambre, habilement dérobés à leur propriétaire, il passait des heures à culpabiliser, s’enfermant dans son placard. Notons qu’il était tordu, dans sa jeunesse, aussi. Mais dans sa petite tête châtain, -avant de la transformer en un rouge écarlate-, le jeunot était persuadé qu’ainsi enfermé, il cesserait de chiper des trucs inutiles, que probablement, il devait déjà avoir en double ou en triple chez lui.

Les années passent et il finit par s’assumer entièrement, bien que les Bloodbury exigent qu’il trouve un bonne excuse à ses actes pour les justifier face aux quelques rumeurs. Alors des petits mensonges, par ci, par là… pourquoi pas. Mais Lysias avait cessé de s’en vouloir.

Un serveur passa, il prit commande pour tous les deux.

-…ne vous en faites pas, je ne vous ai rien chipé d’autre, fit Lysias, en ouvrant ses paumes, qu’il se força ensuite à garder sur la table. C’est une habitude d'enfance que je tâche de rectifier à la longue… enfin.

Ce chenapan, il faudrait l’attacher.
Mais c’est quand même un chenapan.
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MessageSujet: Re: Afternoon Under the Rain [PV Lys]   Lun 4 Jan - 15:54

Une moue de réflexion transparut sur le visage du petit français. Jamais trop tard, jamais trop tard… il est toujours trop tard et toujours trop tôt à la fois à partir du moment où on hésite à agir. Toujours des arguments contre et des arguments pour. Avait-il envie au fond de lui malgré ce qu’il disait. Oui et non. Il en avait envie mais il n’avait pas envie d’en subir les conséquences. Joyeux raisonnement d’enfant qui se force à agir en adulte. Faire les actes et essayer de ne pas avoir à assumer les choses par la suite.
Imitant son camarade, et surtout, n’arrivant pas à démêler le fil de ses pensées qui s’amusaient, plus il cherchait à les attraper par un bout pour démêler la boule au milieu de son esprit, à s’enrouler un peu plus pour elle-même pour rendre le tout complètement indéchiffrable de son propre point de vue. Il décida donc de laisser couler la question pour ne plus s’occuper du pour et du contre histoire de l à laisser reposer un peu pour la reprendre plus tard avec un peu de recul.
Ou tout simplement ne plus en entendre parler.


« En effet, je viens de France. Enfin ça fait un moment que je suis là quand même… »

Il se laissa entrainer à l’abri de la pluie suite à sa proposition puis entrainer à l’intérieur du café, suivant le jeune homme d’un bon pas en regardant les gens à l’intérieur, la buée sur les fenêtres qui venait se coller du coté intérieur et sur lesquels parfois les enfants s’amusaient à dessiner d’étrange formes sortant de leur imagination. Il alla s’asseoir en face, se soulevant avec agilité pour se hisser sur le siège, enlevant sa veste pour échapper à la chaleur ambiante de l’endroit, dévoilant le bout de ses bras que ne recouvraient pas ses manches trois quart. Sourit un peu à sa proposition, en riant légèrement. Echange de bon procédé, pourquoi pas, après tout.

« Très bien, j’accepte. »

Il sursauta légèrement à l’exclamation surprise de son interlocuteur, comme si sorti de nulle part, une abomination que lui seule pouvait voir venait de lui tapoter l’épaule. Il regarda la barrette en haussant un sourcil avant de venir tâter de quelques doigts l’endroit de son crâne où elle était posée quelques instants auparavant. Il l’attrapa et la regarda comme si elle s’était déplacée d’elle-même dans les mains du rouquin avec ses petites jambes et finit par éclater de rire en la remettant bien à sa place sur ses cheveux.

« Eh bien, tu m’en vois surpris, moi qui suis pourtant habitué à surveiller ce qui m’entoure ! »

Loin d’être un reproche, ses paroles sonner dans sa bouche comme le compliment d’un connaisseur, sans doute pas autant expérimenté dans le domaine que la personne étant à coté de lui mais étant également du passer dans sa vie par une petite période – bon il faut être honnête avec soit même, une longue période – de péripéties diverses dans les rues de ce bon vieux pays qui venait parfois à lui manquer.
Il sourit à Lysias, ne s’étant en aucun cas rendu compte que dans ses paroles, il était revenu u tutoiement avec un naturel étonnant, comme si ce simple constat – le constat du geste qu’il venait de faire – avait baissé la petite et mince barrière qui l’empêchait de franchir ce pas minime mais bien réel. Le vol n’avait rien de bien extraordinaire quand il ne s’agit que d’une question de survit. Une personne volant un pain pour nourrir sa famille à celui qui en a deux n’est que juste justice, du moins, aux yeux du châtain dans la vie qu’il a pu avoir, cela n’est que justice. Tout le monde n’est pas d’accord avec cette pensée, sinon le monde ne serait pas ce qu’il serait aujourd’hui.


« Tu es vraiment surprenant… Mais je te fais confiance. »

Un sourire franc et sincère étira ses lèvres alors que ses yeux pétillaient légèrement à la lueur des lampadaires.
Le serveur revint avec les deux verres, les posant sur la table et Ienzo se saisit du sien, magnifique sirop à la couleur vert clairet pétillant à base de kiwi, chose pas forcément courante que l’on se voit commandé mais tellement bonne à boire. Il vint faire tinter son verre contre celui de Ki, tintement qui résonna à ses oreilles comme une nouvelle amitié, fugace peut-être s’ils en venaient à ne plus se recroiser, mais une nouvelle amitié quand même. Du moins, de son point de vie.


« A notre rencontre en cette morne journée de pluie ! »

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MessageSujet: Re: Afternoon Under the Rain [PV Lys]   Ven 8 Jan - 22:17

-Vous êtes français également ? Me voilà doublement enchanté; c’est que je suis aussi du coin, à vrai dire.

A l’intérieur, il fait meilleur.
En se débarrassant de ses affaires trempés Lysias s’est installé, l’air pensif, en souvenir du bon vieux temps. La France… ah la belle France. Trop de choses à revivre, toute une enfance, pour le pire et le meilleur des jours. Un pays où pouvait se résumer toute une vie. Mais là, n’est plus le point essentiel quand on vient de cambrioler son interlocuteur. D’ailleurs, il doit être un peu étrange dans sa tête, il n’a aucune mimique agacé, ou de recul lorsque le fleuriste lui rend l’objet du vol.

-Hm… je n’avais pas l’intention de vous voler, fit platement Lysias, d’une voix atone.

Sur ces mots, il but son café et a failli se brûler avec.
Lysias, on ne boit pas le café comme un porc. Tout avec aisance, comme les gens de sa classe le doivent. Au fond de lui, cette petite voix intérieure résonne en un reproche. Elysée… si tu pouvais te taire. Oui, parce que désormais, je suis au Japon et je n’ai rien à faire de tes sermons. Pendant ce temps, en face de lui, Ienzo est en train de sourire, presque comme s’il félicitait son acte. Et son « Je te fais confiance » acheva le farfelu.

-Mais c’est l’hôpital qui se moque de la charité ! s’exclama-t-il, presque outragé. C’est vous qui êtes surprenant oui ! …Enfin quoi, comment tu peux faire confiance à quelqu’un qui te vole !?

Lysias avait failli s’étouffer avec son café, sur le point de se relever d’un coup de sa chaise –chose qu’il se retint de justesse à faire. Tout mais pas la confiance, non de dieu ! Comment ce type là, croisé au carrefour d’un chemin, jeune artiste inconnu et volé, pouvait lui dire de tels mots avec autant de facilité. Non, cela était tout bonnement inconcevable. Au voleur ! Qu’on châtie le malfrat ! C’étaient plutôt cela qu’il eu fallut entendre. Enfin bon pour une barrette fallait pas non plus remuer la terre et le ciel, mais quand même… cet acte était répressible. On lui avait toujours enfoncé cette notion dans le crâne, quand bien même il n’avait pas réussi à se débarrasser de cette mauvaise habitude.

Du coup, Lysias est presque en train de tendre le bâton pour qu’on le roue de coup –toujours à assumer ses actes les plus délirants- mais bon… quand on peut se passer d’une telle sentence, autant ne pas s’en plaindre. A remuer comme ça, cet idiot n’a pas aperçu un détail qui l’aurait éventuellement fait réagir. Ce sourire, franc et sincère, futile et passager, mais posé avec la même délicatesse que cette vérité qui dérange. La confiance. D’où il la sortait, aucune idée, mais le fleuriste lui, préférait mille fois être pendu que d’aller ouvertement accorder sa confiance à un autre que lui-même. C’est vrai quoi, on n’est jamais mieux servi que par soi-même, continuait-il à penser. Et le sourire d’Ienzo s’efface, tout comme les souvenirs d’antan de Lysias, resté trop longtemps enfoui pour finir oublié.

-Ahem. Oui. A notre rencontre... marmonna l’ancien voleur des rues, en relevant sa tasse.

C’était drôle trinquer du sirop contre du café.
Des goûts tout aussi différents que l’étaient les deux jeunes hommes à ce moment là. Cette fois, il ne s’emporta pas et retrouver ses manières « de noble », abaissant l’auriculaire juste au dernier moment. Au diable les habitudes. Maintenant qu’il pouvait faire ce qu’il voulait, s’en débarrasser relevait plus de difficultés qu’il ne se l’était imaginé.

-Tu m’as surpris, déclara-t-il de bout en blanc. Comme pour excuser sa réaction excessive. –Enfin. Bon. Faut avouer que c’est mal vu quand même. Maintenant j’ai presque l’impression que c’est un reproche caché.

Paranoïaque de fleuriste.
Il haussa des épaules et se laissa aller contre le dossier de sa chaise à longue pattes. Non pas qu'il demande qu'on le punisse, il ne faut pas rêver non plus. En fait, ça fait l'effet d'être félicité pour un pire truc. Genre pour avoir commis un crime. Enfin, en exagérant un brin. Bref: Lys' n'en revient pas.

-Revenons à nos moutons, fit-il ensuite, en balayant l’air d’un geste impatient de la main. Qu’est ce qui t’amène si loin de la France ?

Et voilà.
Amitié fugace, oui peut-être.


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MessageSujet: Re: Afternoon Under the Rain [PV Lys]   Dim 10 Jan - 18:24

Le petit français haussa un sourcil. Alors comme ça il rencontrait un conjoint du pays ici, aussi étrange que cela pouvait paraître. Le monde est petit parfois, peut-être même un peu trop. Il était venu au Japon pour fuir la France, enfin plus ou moins, fuir n’était pas forcément le mot juste mais il en était parti de son plein gré, et le voila à croiser des gens du pays. Doux sourire qui s’installe sur ses lèvres à cette révélation et que certaines images lui reviennent en tête.

« C’est vrai ? Si je m’attendais à croiser quelqu’un ici ! »

La France. Quel doux nom qui rejaillit dans son esprit. Doux piège qui se creuse dans son esprit, et dont il ne savait comment il pourrait s’en tirer. Pas que le sujet était délicat, bien au contraire, mais qu’il faisait réapparaître chez lui bon nombre de souvenirs, douce mélancolie teintée de regrets, de colère et d’une mondanité d’autre sentiments plus différents les uns que les autres. Il fut tiré de sa rêverie par l’exclamation du rouquin en face de lui qui le prit par surprise, lui arrachant un « hein ? » surpris d’incompréhension alors qu’il le regardait avec les yeux rond en essayant de trouver un sens à se mots. Il finit néanmoins par se reprendre, son sourire revenant sur un visage encore marqué par la surprise.

« Eh bien, je fais confiance c’est tout, il n’en tient qu’à moi de la donner ou pas à qui je souhaite, non ? »

Il se contenta de hausser les épaules pour appuyer ses paroles, n’estimant pas la nécessité de donner plus d’explication de ce qui semblait pour lui le fondement même d’une existence qu’il menait depuis qu’il était tout petit. Un peu trop niais, ou un peu trop gentil, peut-être bien un peu trop les deux après tout selon les dire ou les pensées de certaines personne, il n’en était pas moins qu’il avait dans son attitude naturelle le don d’une confiance facile. Du moins pour ceux qui la méritent. C'est-à-dire toutes les personnes qui ne lui font rien, moralement ou physiquement. Après tout, toute personne est digne de confiance jusqu’au jour où elle se trahit et que, finalement, on réalise qu’on a fait erreur. C’est pourtant une chance qu’il aime offrir aux gens, pour une raison obscure ou pour autre.

Il observa Ki reprendre contenance pour essayer de se calmer sans se formaliser plus que ça de sa réaction qui était peut-être un peu, juste un peu exagérée. Réaction qui, finalement, ne l’empêcha pas de trinquer avec lui, ce qu’il avait craint durant une petite seconde et qui aurait noirci un tableau pour des pacotilles de fétus de paille. Il haussa un sourcil de nouveau lorsque le rouquin repris alors qu’il sirotait tranquillement son sirop. Un léger rire s’échappa d’entre ses lèvres alors qu’il reposait son verre sur la table après en avoir bu une longue gorgée.


« Loin de moi l’idée de te blâmer, désolé si c’est comme ça que tu l’as pris, ce n’était pas voulu. »


Il fit une légère moue désolée avant de lui offrir un nouveau sourire amusé sans le quitter des yeux, cette charmant personne ayant un tant soit peu éveillé et attisé sa curiosité. Il resta un instant à réfléchir à la question du jeune homme. Ce qui l’avait poussé à quitter son cher pays natal ? Beaucoup de choses finalement. Comment résumer ça en quelques mots ? Si cela était possible à résumer bien entendu, mais il en doutait bien. Il resta pensif de longues seconde avant de se hasarder dans une réponse.

« Eh bien, je ne sais pas trop, qu’est-ce qui t’as poussé toi ? J’avais envie de voyager sans aucun doute si je me souviens bien, et puis… j’ai atterri ici. »


Oui c’est ça Ienzo, tu as eu une subite envie de voyage et du jour au lendemain tu as décidé de partir à l’autre bout de la planète. Crédible. Tout à fait crédible. Ou pas. Mais bon après tout c’était presque ça. Cela ne faisait pas si longtemps qu’il tait parti… Enfin si, maintenant cela commençait à faire quelques temps mais bon on fait avec ce qu’on a. Et il n’avait pas forcément une meilleure réponse à lui offrir. Ou alors ce ne serait plus une réponse mais un roman et il n’en avait sans doute pas envie, l’un comme l’autre, d’écouter l’histoire quelque peu pathétique d’un petit enfant d'une vingtaine d’années. Il finit cependant par reprendre sa réponse, ou du tout du moins, la continuer.

« La France me pesait je dois avouer. Et puis j’avais un… ami qui m’avait appris le japonais plus ou moins, alors me voici tout bêtement. Tu étais de quel coin, là-bas ? »

Il fit un signe de tête dans une direction imaginaire, comme si son là-bas se situer à seulement quelques mètres d’eux. Il avait d’ailleurs un instant hésité sur l’emploi du mot ami, mais s’était finalement résigné au dernier moment. Si, c’était un ami, pas grand-chose d’autre. Enfin si, quelque chose d’autre mais cela faisait des années qu’il ne l’avait plu vu, et c’était sans doute mieux comme ça.

Poids qui s’alourdit chaque jour un peu plus.
Epaule qui s’affaisse lentement.
Solitude.

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Lysias Bloodbury
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MessageSujet: Re: Afternoon Under the Rain [PV Lys]   Ven 15 Jan - 17:39

Donner la confiance à qui je souhaite. Une notion étrange pour un esprit singulièrement déformé, tel que celui de Lysias. Est-ce qu’on donne son bras ou sa jambe à quelqu’un ? Non. Et ben voilà, la confiance a un peu la même image que ça, dans sa tête. Fruit des années passées, étranges séquelles ancrées. On s’y fait tous, en fin de compte.

-Moui… tu pourrais me blâmer que je ne sais pas si je pourrais rectifier cela, répondit finalement Lysias, sirotant son Nespresso. Il ne releva pas la réponse fuyarde de son interlocuteur, à propos de la raison de sa venue. Ses raisons, il ne demandait pas à les connaître ; il n’y prétendait même pas. Relation normale entre inconnu après tout. Sauf que la raison que Ienzo donnait était exactement celle du fleuriste aussi. C’est vrai, il avait eu de l’argent pour son dernier anniversaire en France, et avait fait naufrage ici. Comme un Robinson Crusoe, sauf que l’île est gorgée d’endroit luxueux pour les gens de sa trempe. Quoi de mieux pour quelqu’un qui fuit, de trouver une terre d’accueil telle quelle.

Après tout, Lysias avait toujours été quelqu’un de chanceux, niveau luxe. Le luxe s’imposait à lui, au comble de certains, au détriment d’autres opportunités. On peut rêver du luxe, de l’argent, de ce qui brille ; c’était le rêve d’un gamin des rues comme Ki, aussi. Maintenant qu’il avait ce luxe à portée de main, il était peut être heureux, oui ; ou pour être exacte, il ne se rendait plus compte de la valeur de ce que pouvait être la monnaie. Mais au profit de l’argent, l’enfance de ce tordu n’était pas forcément tendre par bien des aspects. Le luxe ravage bien des choses sur son passage. Famille. Amis. Corruption. Des mots, à séparer, sans aucun lien hormis l’argent. Des mondes trop différents par son passés, pour avoir pu être associé avec plus de finesse. Souvenir d’antan…

-…ça me pesait de rester là-bas, souffla-t-il, dans un moment nostalgique, en même temps que l’artiste. Comme un écho, comme un passé. S’ils savaient comme leur passé sont aussi opposés que commun, ils n’en seraient plus là.

-Toute ma vie se résume à la capitale. Au cœur de Paris.

Souvenir d’une surface qu’on n’atteint jamais.
Souvenir d’un poids qui jamais ne s’allège.
Engrenage.
Solitude.

-Paris... une bien grande ville. Je suppose que vous y êtes déjà allé... tout bon français fait forcément une escale pour la tour Eiffel. A moins d'habiter la région... rajoute-t-il, distrait.

Lysias a toujours été entouré après avoir intégré les Bloodbury. Il a vécu aux attentions de tous, à vrai dire. Vulgaire petit mendiant devenu prince du jour au lendemain, il ne cachera pas qu’il y a prit son pied là, les premières années. Mais au fur et à mesure, ce n’est plus la même utopie. Pourquoi repenser à des pages déjà tournée ? Ki est trop fier pour y revenir dessus. Ou bien il craint de les revoir. Mieux vaut ne rien dire et avancer. Puis un jour ça passe.

Lysias n’a jamais été aussi libre que depuis quelques semaines. Date où il a échoué loin de ses racines. Et quelles racines…

Il relève le visage de son café qui ne prédit rien à rien, et fait face au jeune homme en face de lui. Un artiste dont les épaules s’affaissent. Cette attitude contraste brutalement avec le sourire d’il y a quelques minutes. C’est contrariant.

-Vous avez raison, le monde est petit… fait-il à mi voix, regard lointain.

A ce moment là, peut être sont-il dans un même univers. Celui des années passées. Elles divergent, se croisent, forgent et parfois même blessent. Mais elles sont toujours là. Lysias a reprit son vouvoiement. Mais c’est désormais un vouvoiement qui s’apprête au tutoiement. Le vous ne prend pas seulement des allures étrangères.

-Un monde où on croise sans arrêt des gens qui au final se connaissent toutes… ça semble tellement simple. Mais vos pensées, elles, ne le paraissent pas.

Ienzo, à quoi penses-tu ?
Question silencieuse qui jamais ne franchira le stade de la pensée.
Il y a des choses encore trop tabous pour pouvoir être évoquée. Illusions, désillusions entre inconnus.
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Ienzo Evan
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MessageSujet: Re: Afternoon Under the Rain [PV Lys]   Dim 17 Jan - 21:26

On peut donner un bras ou une jambe. Certaines personnes le font pour en aider d’autre. Et il est tellement plus facile de donner quelque chose qu’on ne possède pas physiquement qui ne vous procure aucun handicap autre que celui de risquer de finir blesser à la fin. Oui c’était bel et bien le seul risque. Minime. Enfin tout du moins, tout dépend pour qui, pour certains, l’orgueil est ce qu’il y a de plus en plus important au monde. Orgueilleux. Qui ne voient rien à la vie. Ils ne savent pas ce qu’ils ratent.

« Je n’ai pas envie de te blâmer. Ce n’est pas vraiment mon style. »

Petit ange des rues. On pourrait dire ça vraiment. Adorable comme un enfant, mais avec l’âge en plus. Un grand enfant. Qui donne envie de sourire, enfin pourrait donner envie de sourire à n’importe qui qui ne l’exploiterait pas. C’est toujours agréable de telles personnes, dans un entourage. Les amis sont toujours contents d’avoir quelqu’un de bonne humeur, qui sourit tout le temps, qui reste agréable quoi qu’il arrive, qui propose tout le temps son aide. Oui très agréable. Mais c’est rare de se mettre à la place de cette personne qui finit lasse jour après jour. Donner aux autres qui prennent, prennent sans jamais rendre. Si, parfois, quelques personnes s’en rendent compte, se décident à rendre la pareille. Des personnes auxquelles il avait fini par s’accrocher naturellement. Des personnes qui avaient finies par partir, ou bien c’était lui qui était parti par la suite. Le serpent qui se mord la queue, en quelques sortes. Quitter ou être quitté. Même si au bout du chemin, on sait que le sort sera le même.

Il relève les yeux vers lui pour le regarder. Alors, lui aussi la vie en France le pesait ? Comme quoi… C’est de génération peut-être. Quoi qu’il était un peu plus âgé que lui. Que les personnes qui étaient parties étaient aussi un peu plus vieilles que lui, de quelques années. Le monde est vraiment petit, où qu’on se trouve, quoi qu’on fasse. Un petit sourire compatissant trace un chemin sur ses lèvres, comme s’il pouvait comprendre ce qu’il ressentait. On pote parfois plus de poids qu’on ne le laisse paraître. Des choses semblables, sans qu’ils n’en mesurent chacun l’étendue. Si proche. Et si éloigné à la fois.


« Paris… »

Un étincelle de souvenir, une de plus, s’illumine dans un recoin de sa mémoire, Une partie de sa vie qui s’illumine, défilant en arrière plan de son esprit, comme s’il se trouvait devant un écran de cinéma et qu’il regardait ça en simple spectateur, oubliant parfois presque que c’était lui qui avait vécu toutes ces années.

« J’y ai vécu de longues années… Je venais d’une petite ville un peu dans la campagne et je me suis retrouvée là-bas assez jeune… Si ça se trouve on s‘est déjà croisé sans le savoir ».

Il rit de nouveau. Un rire plus nuancé, par un de ces éclats joyeux qu’il lui avait offert jusqu’à présent. Non c’était plus… Teintée. Le rire de quelqu’un qui a plus vécu, qui a connu autre chose qu’une enfance dans la joie et la bonne humeur d’un foyer heureux, chaud, et encadré de deux parents aimant. Le rire d’un homme qui a plus d’expérience que ce que le regard d’un autre peut lui accorder.
Passé qui se croisent, se recroise. Film qui continue sa course, aussi inéluctable, autre monde, autre époque, autre connaissances. Autre tout. Deux vies parallèles qui ont tout et rien à voir. Qui se cherchent et qui se fuient. Alors qu’il regarde son interlocuteur il se dit que le temps doit vraiment être à la nostalgie. Ou qu’il serait temps de changer de sujet, autant pour l’un que pour l’autre. Mais peut-on vraiment échapper à un gouffre qui s’étend, toujours plus, et finit par vous engloutir même contre votre volonté ?


« Ce n’est pas aussi simple que ça. Les gens finissent par partir également et alors on ne les croise plus, même avec la force du hasard. »

Même en essayant de forcer les choses. Il aimerait bien croiser, par hasard, un de ses amis dont il ait qu’il vit au Japon en ce moment. Oh, il ne sait pas où exactement et le pays et vaste. Et il n’a pas les moyens de voyager pour le rechercher. Peut-être qu’un jour il le croisera sur cet île, qui sait ? Ou peut-être pas. Ce n’est plus de la chance qu’il faudrait, mais un véritable miracle. Il hausse un sourcil légèrement. Des pensées ? Une légère moue qui redessine son visage. Quelles pensées ?

« Les pensées ne sont jamais aussi simple qu’on l’aimerait, malheureusement. Mais je pourrais vous faire la même remarque… la pluie mène à la nostalgie, il faut croire. »

Il but une longue gorgée de sa boisson au goût plus qu’agréable dont il se délecta, un sourire de satisfaction sur le visage. Il ferma les yeux, laissant l’arôme se déverser dans son palais, dans sa gorge, imbiber son sens du goût alors qu’il avait déjà avalé le tout. Jusqu’à ce qu’il disparaisse. Il rouvrit les yeux à cet instant, reposant son verre.

« Il faut savoir profiter des choses simples… c’est ce qui fait le bonheur d’un jour. Tu ne crois pas ? »

Rencontre inattendue et salvatrice sous une morne pluie.
Vie qui file, vie qui tisse.
Rencontre.

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