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 Joshua Elias

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Joshua Elias
Elève de troisième année
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Messages : 558
Emploi/loisirs : Etudiant
Uke or Seme ? : Hein ? De Quoi ?

Feuille de personnage
Âge du Personnage: 18 ans
Petit ami:
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MessageSujet: Joshua Elias   Sam 30 Mai - 21:01

I. Carte d'identité du Personnage


Nom : Elias

Prénom : Joshua

Âge : 17 ans

Nationalité : Française (du moins c'est ce qu'il pense)

Sexe : Masuculin

Sexualité : Il ne s'est jamais posé la question... Question d'éducation que voulez-vous.

Taille : 1m67

Poids : 45 kilos

Année d'étude : Troisième année


II. Portrait du Personnage


Description Physique :

Joshua, Joshua, à quoi peux-tu bien ressembler ? Voyons-voir… Oh non, tu n’as pas vraiment le look de quelqu’un qui sort d’une église. Pas du tout. A vrai dire, on pourrait même penser le contraire à première vue. Mais commençons par des généralités. Josh’ est de taille moyenne, environ 1m70 pour 50 kilos. Ah oui, il n’est pas bien gros, n’est-ce pas ? Mais il n’y peut rien, vraiment. Sûrement à cause de ses punition, plus jeune qui engendrait des périodes de privation de nourriture assez conséquentes. Du coup, il mange très peu, même s’il chipote rarement sur la nourriture. C’est une chose qu’on lui reproche souvent d’ailleurs. Enfin il n’est pas anorexique non plus, n’allez pas croire. Donc bref, pas très grand, mais élancé, un peu musclé mais pas plus que ça, il n’a vraiment pas le physique d’un grand sportif et tant mieux, il n’est pas très porté sur cette discipline.

Il a la peau un peu pâlichonne des enfants élevés un peu à la dure dans les quartiers difficiles, les traits fins et bien dessinés. Cheveux noir souvent coiffés à la va-vite, il a eu la fantaisie plus jeune d’u ajouter quelques mèches rouges pour pimenter un peu les choses. Il a les yeux bleus de nature mais porte en permanence des lentilles aux couleurs fantaisistes (souvent rouge pour aller avec ses cheveux) ou une paire de lunettes de soleil, voir les deux en même temps lorsque le temps est beaucoup trop lumineux.

Passons au style vestimentaire. Joshua adore se confectionner ses propres vêtement avec ce qu’il a sous la main. Non, non, pas pour aller frimer auprès de ses compagnons, loin, très loin de là, mais plutôt parce qu’il est assez difficile dans ce domaine et ne trouve jamais ce qui pourrait lui convenir dans les magasins. Alors il traficote ses vêtements de-ci de-là pour en faire un peu ce qu’il veut, lui donnant un style original qu’il sait néanmoins garder discret. Il porte quelques piercings à l’oreille et une bague à l’auriculaire de sa main droite. Autour du cou, il porte une chaine avec une croix en argent, cadeau pour son anniversaire que lui avait fait le Père Samuel et qu’il garde toujours sur lui, même après tout ce qu’il s’est passé.

Description Psychologique :

Petit ange des églises ou démon des rues ? Joshua a su trouver le milieu entre ces deux extrêmes. C’est une personne polie, serviable et enjouée, au contact facile et qui attire tout de suite la sympathie des gens. C’est d’ailleurs se coté un peu angélique qui ressort dans sa vie en communauté et dans ses relations qu’il a avec des personnes qu’il ne connait pas suffisamment. Il ne sait d’ailleurs pas dire non dès que quelqu’un lui demande un service. Cependant, au coté ange correspond un coté démon, et à force de traîner dans les rues avec ses amis, il y découvrit de nombreuses choses qui lui valurent les reproches et punitions de son Père : la cigarette, l’alcool… Même si ce genre de pratique ne resta qu’au stade d’essai et qu’il ne devint dépendant ni de l’un ni de l’autre. Considéré comme une personne naïve par ses amis, il avait tendance à faire extrêmement confiance au gens sans vraiment attendre quelque chose en retour. Mais derrière ses airs de simple d’esprit, il sait parfaitement que le monde n’est pas rose ou bleu et sait que la nature humaine est propice à la trahison. Trahison de sa propre famille qui le marqua d’ailleurs fortement et qui le fit se renfermer sur lui-même pendant une longue période. Aujourd’hui encore, il n’a pas totalement fait la paix avec ses souvenirs, et même si son coté bonne âme à repris le dessus, il éprouve des difficultés horrible à de nouveau faire entièrement confiance et voit le mal pour un rien dès que ses interlocuteurs tentent de le pousser un peu à raconter son passé. Il a d’ailleurs tendance à la paranoïa, se sentant visé dès le moindre petit mot un peu déplacé. Mieux vaut d’ailleurs éviter de trop le pousser dans ses retranchements, Joshua ayant été – et étant toujours – soumis à des crises de paranoïa pouvant être dangereuses, même si celles-ci ne lui arrivent plus que très rarement.

Pour faire bref, Joshua est une personne que l’on ne comprend pas très bien au premier abord, qui peut être déstabilisante de par son apparente naïveté mais faisant preuve de réflexions poussés. Il joue les durs et peut paraître solide, mais au fond, c’est une âme sensible se renfermant facilement sur elle-même et ne cherchant qu’une présence chaleureuse à ses cotés. Joshua est un romantique né.

Ce qu'aime et déteste votre personnages :

Par-dessus tout, Joshua aime l’art en général, avec un léger penchant pour la musique. Il lui est déjà arriver au Japon, dans sa famille d’accueil, de rester une journée entière dans la salle où se trouver un piano sans en sortir, ne serait-ce que pour aller se nourrir. Il a d’ailleurs amené sa guitare au Pensionnat, incapable de s’en séparer. Mais il lui arrive aussi de passer des heures à dessiner devant sa fenêtre ou de s’amuser à fabriquer ses prochains vêtements. Il adore les bonbons ! Autant manger n’est pas son passe-temps favoris autant si quelqu’un cherche à lui faire plaisir, un paquet de bonbons fera parfaitement l’affaire et il se fera une joie de l’engloutir, malgré le fait qu’il en ressorte toujours avec un mal de ventre horrible.

Que n’aime-t-il pas ? Eh bien, il n’aime pas la violence, le sang. C’est un pacifiste dans l’âme et il peut tout faire pour éviter les conflits, au péril de son propre bien être. Il n’aura jamais recours à la violence – son corps n’étant de toute façon pas fait pour ça – même s’il advenait être la victime de tels actes. Quoi qu’il se sait possessif lorsqu’il en vient à s’attacher à quelqu’un, et il ne sait pas trop comment il viendrait à réagir si une personne chère venait à se retrouver en danger. Une chose qu’il supporte très mal depuis cet incident à l’église sont les contacts prolongés avec les gens. Autant avoir une discussion ne le dérange pas et lui fait même plaisir, autant ne serait-ce qu’une poignée de main est capable de le mettre mal à l’aise. Enfin, tout cela dépend de la personne bien sur, et tant que ce contact n’est pas forcé, il n’y a pas à s’en faire.

Autre Particularités :

Joshua à une maladie de naissance que tous les médecins qu'il a pu voir mettent dans le domaine de l'héréditaire, en vue de la rareté et la gravité de la maladie. En réalité il est anémique depuis son plus jeune âge et prend régulièrement des médicaments pour palier à ce problème. Si étant il est dispensé de sport et de tout effort physique. Il lui arrive de faire de violente crise de fatigue ou de s'évanouir s'il force un peu trop sur ses réserves.


III. Histoire de votre Personnage


Votre histoire en 15 lignes minimum :

Notre Père, qui êtes aux Cieux,
Que ton nom soit sanctifié…


La nuit était glaciale. L’année était à peine commencée en ce temps-là, ce samedi bien funeste du mois de février, quelque part dans une contrée reculée de France. Du vent, quelques flocons de neige accrochant aux branches des arbres et aux pavés gelés et glissant. Il n’y avait pas grand monde dans les rues éclairées de lampadaires tremblotant et des rayons de lunes affaiblis par les nuages qui défilaient à une allure folles, et les rares personnes courageuses – ou prises de folies – marchaient rapidement sans regarder autour d’eux, tête baissé dans leur écharpes ou leur bonnet pour se protéger le plus possible du froid mordant. Mais les personnes qui nous intéressaient elles, ne rentraient pas chez elles dans leur maisons délabrés ou immeubles en ruines, non… Les personnes qui nous intéressent ci-présent cours dans les rues, dans l’ombre des bâtisses, empruntant les chemins sombrent et étroits jusqu’à arriver devant leur destination, endroit à la fois sombre et lumineux, paisible et tumultueux. Ils restèrent un long moment devant les portes de l’immense bâtiment dont les tourelles ornées de girouettes menaçaient de vouloir percer la Lune et ses étoiles invisibles. A leur pied, sur le trottoir, un petit paquet silencieux, pas très grand, entouré de quelques morceaux de tissus tachés à certains endroits de taches sombres à l’aspect rougeâtre et qui remuait légèrement par moment. Et les deux personnes qui ne cessent de murmurer, de plus en plus fort, de plus en plus violemment aussi. Que cherchaient-ils vraiment ?

Un bruit de porte, à l’intérieur du bâtiment de pierre. Sourd, étouffé. Un deuxième, plus près. Les murmures devant la porte se taisent, tournent les talons et s’enfuis comme ils sont arrivés, comme des voleurs, laissant derrière eux leur paquet mystérieux. Piège, attaque ? la porte s’ouvrit en un grincement, laissant apercevoir un grand intérieur fait de banc et de bougies vacillantes . Devant la porte, un homme, grand, portant une longue robe blanche ornée d’une écharpe verte, deux croix en or brodé dessus. Il observa longuement les alentours de la rue déserte d’un œil inquiet et méfiant. S’avançant d’un pas sans lâcher le battant de la porte, il failli culbuter dans le petit paquet qu’il n’avait à première vue pas remarqué. Ce dernier émis alors un bruit aigu, comme un cri. Le cri d’un enfant. L’homme se baissa et attrapa les linges du bout des doigts, les portants à hauteur d’œil. Un sourire naquit sur son visage à la vue de l’enfant qui se tortillait à l’intérieur, tremblant légèrement sous l’effet du froid qui avait sans doute depuis longtemps traversé les maigres protections de tissus. Une de ces sourires de loup, à la fois ravit et qui, pourtant, avait quelque chose de carnassier, d’inhumain. L’homme le rentra à l’intérieur de l’église, prenant de refermer les portes derrière lui. Elles claquèrent bruyamment, leur écho se répercutant longuement dans la nuit.

Que Ton règne vienne,
Que Ta volonté soit faite, sur la Terre comme au Ciel…


Et c’est ainsi que Caïn fit son entrée dans la vie, nourrisson abandonné aux portes d’une église vieillotte perdue au milieu d’un quartier difficile, lieu de refuges d’immigrés et de gens rejetés d’une société aux temps difficiles et aux mœurs peu tolérantes. Le prêtre qui l’avait trouvé en cette nuit froide et désolée – et qui se nommait père Samuel – le prit sous son aile, lui donnant le prénom de Caïn, un toit et de la nourriture. Il logeait en effet avec son Père au sein de l’église, dans un petit renfoncement dans les sous-sols où se trouvaient deux chambres et de quoi se laver. Un endroit où vivre, tout simplement, à ce petit qui n’avait jamais connu ses parents mais qui considéra ce lieu saint comme sa propre maison, les prêtres comme ses pères. Il grandit dans la joie et dans la paix, malgré un enseignant strict qu’il suivait à la fois de par Père Samuel, mais également par les écoles que se dernier eut la bonté de lui offrir. Il apprit donc très vite la discipline, se faisant réprimander sévèrement au moindre écart de conduite – privation de nourriture, isolement. Non, ce n’était pas un enfant maltraité, loin de là. Caïn était heureux de sa vie, et extrêmement reconnaissant à son Père pour la gentillesse dont il faisait preuve à son égard tous les jours.

Cependant, malgré cet enseignement religieux que lui dispensèrent les prêtres, Caïn ne développa aucun esprit religieux, préférant ne pas croire en cette puissance supérieure qui semblait refuser obstinément de se montrer aux yeux des humains et de montrer un quelconque signe d’aide. Père Samuel, voyant bien ce début de révolte dans l’esprit de son protégé, essaya tant bien que mal de lui inculquer sa propre croyance, sans grand succès, et accepta finalement après plusieurs mois dur pour le jeune homme qu’il avait lui-même choisi sa voix en connaissance de cause. Cette liberté nouvellement acquise, Caïn – qui à l’époque devait avoir un peu plus de la dizaine d’année – l’accentua au fil des mois et des années, en profitant au maximum. Et c’est d’ailleurs pour montrer cette prise de position qu’il décida de changer de nom, comme pour marquer ce virement brutal. Et, pour remplacer Caïn, il décida de se faire appeler Joshua Elias. Plus le temps passait, moins il le passait dans l’église, préférant sortir avec ses amis ou même vagabonder dans les rues. C’était un garçon charmant, sociable, tout le monde le connaissait et l’appréciait dans le quartier et il s’y sentait bien. Jamais, au grand jamais, il ne se posa de questions sur ses parents, sur la raison pour laquelle ils l’avaient abandonné ce jour-là devant cette église. Il n’essaya pas de les retrouver, et ne questionna jamais Père Samuel à ce sujet. Il était heureux comme ça, et ce bonheur lui suffisait amplement.


Dernière édition par Joshua Elias le Ven 24 Juil - 20:21, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Joshua Elias   Sam 30 Mai - 21:03

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
Pardonne-nous nos offenses…


Bien vite, il développa un intérêt certain pour les arts en général. Sculpture, peinture, dessin, musique… tout semblait le passionnait tant que cela avait un rapport avec la créativité ou l’imagination. Influence du lieu ? Peut-être bien. Mais il fut souvent surpris par le Père Samuel à s’amusait avec l’Orgue de l’église à jouer les morceaux dont les partitions trainaient dans un coin ou à chanter à capelle quelques morceaux de prières ou de psaumes à ses heures perdues. Souvent, il se faisait embaucher pour donner des concerts à quelques endroits en échange de quelques argents qu’il prenait soin de mettre de coté en prévision de l’avenir. D’ailleurs, il travaillait souvent hors de ses horaires de cours, travaillant pour des marchands avec qui il avait sympathisé ou en rendant service aux personnes dans le besoin. Il ne le faisait pas que pour l’argent, bien sur, mais cela lui avait permis d’avoir de bonnes économies de réserve. Il se faisait souvent charrier par ses amis qui le considéraient comme une personne naïve et idéaliste – il qu’il faisait bien trop confiance aux gens pour un jour réussir à s’en sortir. Mais après tout, quoi de plus normal ? La plupart de ses connaissances n’avaient pas eu sa chance et n’étaient pas scolarisés, vivant dans la misère et dans les refuges, étouffant en été et gelant en hiver. Comment résister au pessimisme dans de telles conditions ? Joshua ne pouvait que les comprendre, et il les laissait dire sans argumenter. Peut-être qu’un jour, eux aussi auraient la chance de connaître ce qu’il avait vécu durant toutes ces années, il le souhaitait de tout son cœur. D’ailleurs, ses amis venaient souvent à l’église, discuter avec le Père Samuel, passant des heures enfermées avec lui dans sa chambre. Le Père était d’ailleurs ravi que Caïn, enfin, Joshua n’ait réussit à donner à ses amis le goût de la foi, de la croyance et de la passion.

Il ne savait rien à l’époque. Oh non, il ne savait rien du tout. De ce qui allait suivre dans les mois suivant. Qu’aurait-il fait s’il avait su ? Il ne savait pas. Peut-être n’aurait-il rien fait, peut-être aurait-il fui… Il n’a jamais remonté le temps pour le savoir. Il n’a jamais eu cette chance. Mais cela aurait-il finalement changé les choses ? Il avait quinze ans cette année là. Une année comme les autres. Les cours, les escapades, les amis – les petites amies ? Non pas tellement. Les filles ne l’attiraient pas, et il ne se posait pas de questions – question d’éducation, voyez-vous ? Enfin bref, ce n’était pas la question. Que se passa-t-il, allait-vous me dire, pour fracasser ainsi une vie de bonheur simple ? Voyons, un peu d’imagination que diable, n’avez-vous rien vu ? Lui non plus, je vous rassure.

Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous on offensés…


Une dimanche après la messe. Joshua était fatigué ce jour-là, sans vraiment trop savoir pourquoi. L’office s’était déroulé correctement, sans le moindre incident. Ils étaient venus nombreux, aujourd’hui. D’ailleurs, tous ses amis étaient venus – chose rare, eux qui préféraient éviter les offices. Joshua était content, mais, arrivé à la communion, il avait commencé à se sentir patraque, un peu brumeux. Un peu comme quand vous vous réveillé le matin après avoir bu un petit coup de trop, vous voyez ? Pas la grande forme, quoi. Et le Père Samuel l’avait bien remarqué. A la fin de la messe, il l’invita à descendre au sous-sol pour lui procurer les médicaments qui pourraient le soulager. Joshua avait accepté, mais était d’abord parti voir ses amis. Malheureusement, il ne les trouva pas et abandonne après quelques minutes de recherche dans la foule sortante de la messe. Il devait être reparti, tant pis. Il descendit donc voir le Père Samuel qui n’était pas encore arrivé non plus. Il en profita pour s’allonger sur le lit et se reposer. Il avait l’impression que sa tête allait exploser. Mais cela n’était rien en comparaison de ce qui allait suivre. Il s’était assoupi sans le vouloir, et se réveilla bien plus tard – ou peut-être pas ? Il ne se posa pas vraiment la question. Non, sa première interrogation fut plutôt quelque chose dans le genre « Où suis-je, que se passe-t-il ? » Il se souvenait pourtant bien de s’être endormi dans la chambre de Père Samuel. Alors pourquoi se retrouvait-il attaché à une gargouille dans une pièce qu’il n’avait jamais vue auparavant ? Il aurait mieux valu ne pas comprendre.

Tous ses amis étaient là. Tous, sans exception, assis en tailleur en face de lui, le fixant d’un air mauvais et moqueur. Ils ne poncèrent pas un mot des longues minutes où Joshua les supplia de leur dire ce qu’il se passait, et du pourquoi il se retrouvait ainsi, entièrement dénudé et menotté. Il s’égosilla ainsi jusqu’à ce que Père Samuel n’entre dans la pièce et que tous les autres ne se lève en une procession silencieuse pour à leur tour sortir de la pièce en lui lançant un dernier regard empli de colère refoulée et de reproche. Mais qu’avait-il fait ? Ce fut Père Samuel qui se chargea de tout lui expliquer en détails. Détails cruels, sordides, années de vies dissimulées dans l’ombre et le mensonge. Joshua rêvait. Ce n’était qu’un cauchemar et il allait se réveillait. Samuel lui avoua ses pratiques douteuses sur les enfants que Caïn avait pu lui ramener durant toutes ces longues années. De ces heures passées soi-disant à parler alors que leur activité était tout autre. Il lui parla du chantage qu’il faisait avec eux, leur faisant croire qu’il était son complice, et la cause leur malheur. Il leur avait appris à le haïr en secret. Il se moquait bien que ce ne soit que des enfants, bien au contraire. Quoi de plus facile à manipuler ? Tout ça pour arriver à ce jour. Ce jour. Pourquoi, avait demandé Joshua. Pourquoi alors qu’il s’était toujours comporté envers lui comme un père – au sens propre – avec son enfant ? Alors qu’il lui avait appris à vivre ?

Et ne nous soumets pas à la tentation…


Un jeu. Une histoire de jeu. Père Samuel n’était pas uniquement plongé dans des histoires douteuse d’ordre enfantins, mais dans bien plus d’organisation qu’il ne le laissait pensait. Le monde de l’ombre est vaste et s’incruste partout, même dans les institutions divines. La corruption est le meilleur allié de l’homme. Et corruptible, le Père Samuel l’était au-delà de l’entendement. Caïn n’avait échoué chez lui que par un coup du sort, un mode de paiement comme un autre. Il était juste là pour divertir. Son éducation aurait du être parfaite et en faire une parfaite poupée pour ce jour, pour ceux qui allait suivre dans les jours, les mois, les années futures. Mais même si son esprit libertin s’était plus développé que prévu, cela n’allais pas arrêter le Père Samuel. Pas après quinze longues années d’attente. Hors de question. Joshua le compris à ses dépend quand il commença à s’attaquer à son corps. Réalisation tardive. Il était choqué de tant de choses, de toutes ces horreurs qui s’étaient passés sous son nez sans qu’il ne voie rien. Absolument rien. Il aurait pourtant du s’en rendre compte, mais non. Il était resté là, avait joué son jeu. Le jeu du Diable. Et il avait perdu.

Il commença à se débattre –un peu tardivement – alors que son Père riait encore de sa naïveté et de son triomphe. Il avait mal. Physiquement, psychologiquement. Il criait. Il avait l’impression que son esprit s’était séparé en deux partie, une consciente, une refusant la réalité. Il aurait tout fait pour que quelqu’un l’aide à cet instant. Quelqu’un, n’importe qui. Il aurait même été prêt à se reposer sur ce Dieu maudit qui l’avait placé entre les mains de cet homme fou. Mais les miracles existaient-ils ? Il ne sut jamais dire ce qui se passa exactement après. Tout était resté d’un flou confus dans son esprit. La chaine autour de ses poignets finit par céder, ou du moins, le bout de sculpture à laquelle elle était accrochée se détacha, probablement usé par les ans. Il reçu un bout de pierre sur le coin de la tête qui l’assomma à moitié, mais il continua à se débattre, frappant avec tout ce qui lui passait sous la main. Il attrapa une pierre tombé au sol. Il se souvient encore du bruit sourd que fit le corps du Père Samuel en tombant sur le sol, il se souvient encore de son cri de rage, de frustration et de douleur. Joshua se releva tant bien que mal, s’enfuyant de cette pièce, de ce lieu sans un seul regard en arrière, paniqué, confus, brisé. Il courut droit devant lui, dévêtu dans les rues glaciales, manquant de perdre l’équilibre à chaque pas. Ce qu’il se passa après, il ne se souvient pas. Son seul souvenir suivant était le poste de police, entourée d’une mère japonaise ayant perdue sa fille quelques années auparavant et essayant de le réconforter. Ils avaient arrêté le pseudo prêtre, ayant visiblement réussi à tirer des aveux des enfants. Et Joshua fut placée chez cette femme, seule personne qui se souciait encore de son sort, et il hérita de tous les biens du prêtre. Argent, propriété… Cependant, il ne pouvait pas resté ici, et sa gardienne l’avait bien compris. Elle décida de l’envoyer dans la famille d’une de ses sœurs, au Japon, espérant que ce changement de civilisation réussirait à lui faire retrouver la flamme de la vie qu’il semblait avoir perdu.

Mais délivre-nous du mal…


Il y passa deux ans, apprenant la langue, les coutumes, les traditions. Réapprenant à vivre avec les êtres humains, sans craindre les paroles, les contacts. Il se plongea corps et âme dans la musique, seul véritable réconfort pour son âme souffrante en quête de repos. Réapprendre à avoir confiance en autrui. Il vit plusieurs psychologues pour l’aider dans cette tache difficile qu’était cette introspection, mais il finit par sortir de ce tourbillon sans fin au prix de longs efforts qui laissèrent de nombreuses marques physique et morales. Et c’est ainsi qu’il se retrouva au Pensionnat Yaoi, l’endroit où avait finalement décidé de l’envoyé sa famille d’accueil en espérant qu’il continue de s’épanouir et de repousser ses démons intérieurs.

Amen.



IV. Derrière le clavier


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